La colère de mon enfant est incontrôlable

Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel, Le fruit des entrailles est une récompense. (Psaume 127 v 3) 

À peine sortie de mon lit, j’étais à nouveau sur ce verset du Psaume 127 v 3, qui encourage les parents, voire les familles, en détresse face aux difficultés éprouvées devant les colères intempestives et soudaines de leur enfant.

Les parents peuvent être désemparés face à un enfant, au caractère rebelle et violent.

Le roi Salomon, par ses sages conseils, nous rappelle que le vrai don de L’Eternel, ce sont nos enfants (3). C’est un héritage qui nous vient de L’Eternel et il précise l’importance des fruits que produisent nos entrailles, c’est-à-dire nos enfants : C’est une récompense qui vient de Dieu.

En tant que parent, nous devons veiller à la manière dont nous éduquons nos enfants et ce, dès leur plus jeune âge. Nous devons veiller sur nos paroles et à cela s’ajoute la recommandation du livre de proverbes 22V6  « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »

   Nous l’appellerons Rachel et elle dit ceci : souvent je constate que mon enfant se met en colère assez rapidement. Que dois-je faire ? Ses crises de colère semblent s’intensifier de jour en jour, au point de devenir parfois incontrôlables. Est-ce qu’avec de la patience, sa colère s’apaisera avec le temps ?

 Le livre de la genèse (4) nous donne déjà un aperçu des graves effets de la colère. Le fils aîné d’Adam et Ève, rempli de jalousie à l’égard de son jeune frère, tue ce dernier dans un accès de rage. La parole de Dieu nous raconte de nombreuses histoires de colère dont certaines qui se sont mal passées, comme celle d’Absalom qui tua  son demi-frère Amnôn, pour venger le viol de sa sœur Tamar (2 Sam 13).

Nous devons apprendre à gérer la colère avec sagesse. Que ce soit la nôtre ou celle des autres.

La colère trouve sa source dans le cœur. Elle naît de manière inopinée en provoquant l’asphyxie de ceux qu’elle envahit. Elle y grandit comme le fait un arbre planté près des courants d’eau, et qui à chaque saison produit des fruits. 

En réalité, tout parent doit être conscient, dès les premiers instants de la vie de l’enfant, que la colère s’accompagne d’une évolution parfaitement visible. Souvent, cette colère a pour cause une blessure de l’esprit : c’est de là qu’elle prend sa source. 

Nous le constatons dans l’histoire de Caïn. (3) et de son frère Abel. Lorsque l’Eternel porta le regard favorable sur l’offrande d’Abel et non sur la sienne, Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.

Il ne pouvait pas comprendre pourquoi l’Eternel avait eu un regard favorable sur l’offrande de son petit frère. L’Eternel avait déjà vu l’état de son cœur, il savait sûrement que le cœur de Caïn était sombre de jalousie envers son jeune frère.

Comment sont nos enfants aujourd’hui ? Ont-ils des cœurs endurcis, remplis de jalousie, prêts à exploser? plusieurs raisons peuvent causer l’état d’un coeur qui a déjà changé. Le manque d’amour dans la maison familiale peut être l’une des raisons qui le pousse à être désagréable et rebelle.

Que pourrai-je encore ajouter ? Le mépris, la dureté de cœur envers son enfant, le manque d’amour, le manque de communication. Je connais, et j’ai déjà vu, la façon dont certains parents parlent et règlent les problèmes avec leurs enfants. C’est d’une dureté qui pousse, même le plus docile des enfants, à extérioriser de façon maladroite son ressenti et ses souffrances.

Parfois peut s’ensuivre la violence de l’enfant vis à vis des parents.

Gardons à l’esprit que nos enfants sont un héritage qui nous vient de l’Eternel et la bénédiction de l’Eternel enrichit, elle ne nous procure aucun chagrin.

Alors qu’il offrait son offrande à Dieu, le Seigneur avait vu l’état de son cœur. Il avait vu que le cœur de Caïn était profondément irrité, il était rempli de jalousie.

Remarquez ce qu’il lui dit (7) : « Si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. »

Sachez que la colère de votre enfant ne peut pas se dissiper toute seule. Bien souvent, la colère de l’enfant ne se développe pas volontairement. Apprenez donc à votre enfant à dominer sur ses colères en agissant bien.

Lorsqu’on refuse à un enfant quelque chose qu’il souhaite ardemment, il peut ressentir une profonde souffrance ; un malaise à cause d’un désir qu’il n’a pas pu assouvir, à cause de quelque chose qu’il veut tout de suite et maintenant, mais qu’il n’a pas obtenu.

Dans d’autres cas, il peut s’agir d’un affront venant de quelqu’un et qui provoque chez l’enfant une véritable souffrance. Ces deux possibilités peuvent ouvrir la porte à une colère qui mène au péché.

Si la colère n’est pas contrôlée, elle provoquera de l’amertume. Rappelez-vous, pour celles qui me suivent depuis un certain temps, j’ai parlé en profondeur des conséquences de l’amertume dans l’un de mes articles que vous retrouverez sur le blog 2femmes à femme. Le titre est l’Avenue des lamentations.

Lorsque l’enfant n’a pas de réponse à l’offense qu’il ressent, il en garde la source et cela le conduira à ruminer, encore et toujours, dans son esprit.

Comme l’image d’une graine qui prend racine dans le sol, l’amertume prendra racine chez l’enfant jusqu’à polluer les rapports avec ses parents, sa famille voire son entourage.

Quand cette colère perdure, elle prend le chemin de destruction, elle devient bien spécifique. Un homme en colère ou une personne qui se met facilement en colère, je dirai même plus que quelqu’un de colérique possède un esprit destructeur.

Proverbes 22 nous en dit long à ce sujet. (24-25) « Ne fréquente pas l’homme colère, ne va pas avec l’homme violent, de peur que tu ne t’habitues à ses sentiers, et qu’ils ne deviennent un piège pour ton âme. » 

L’obstination peut être aussi un facteur déclencheur qui accentue la progression à la colère dans le cœur de l’enfant. Souvent l’enfant est amené à lutter pour être maître de sa destinée, sans accepter de céder à l’éducation mais aussi à l’autorité parentale.

Cela le conduit dans un état récalcitrant, indiscipliné et désobéissant. Cette phase le conduit immanquablement plus loin que le simple accès de colère en l’orientant vers une attitude absurde ou déraisonnable. (Eccl. 7 : 9) « Ne te hâte pas en ton esprit de t’irriter, car l’irritation repose dans le sein des insensés. »

Cette révolte qui avait pris sa source dès la petite enfance, dès les premières blessures de l’enfance, a graduellement grandi au fil des années parce qu’elle est restée sans réponse satisfaisante pour l’enfant. 

En grandissant, l’enfant a cultivé sa colère. Il pense maintenant par la colère et, le résultat c’est que le futur de cet adolescent est parsemé de rébellion.

Imaginez les proportions énormes que peut prendre une colère au bout de quelques années.

C’est maintenant qu’il faut réagir !

Apprenez à vos enfants dès leur plus jeune âge, qu’ils ne peuvent pas tout avoir quand ils ont en envie. Apprenez-leur à respecter leur semblable. Ne laissez pas un enfant claquer une porte de colère.  

Sinon de quoi sera-t-il capable dix ans plus tard ?

Si aujourd’hui, il jette un jouet de colère à travers une pièce, dans dix ans peut-être qu’il aura la volonté de lever la main sur vous.

Et nous pourrons parler longuement de ces enfants qui sont violents avec leurs parents, ces enfants qui battent leurs parents. Certains que je connais sont chrétiens, mais ils ont oublié la morale du verset, qui nous dit en Exode 21-5 : « Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort. »

Wahou ! Ce n’est donc pas une malédiction !

S’il crie de colère aujourd’hui, il se pourrait bien qu’il soit en capacité de vous intimider avec force par des propos excessifs et outranciers dans dix ans.

Ne trouvez-vous pas cela monstrueux ?

Le plus important à faire, dès le début d’une colère chez un enfant, c’est de lui apprendre comment la gérer, être en capacité d’y faire face tout au long de sa vie.

Je voudrai donc t’encourager, toi qui est irritée voire agacée par les troubles de colère incessantes de ton enfant, comme c’est le cas de Rachel aujourd’hui. Souviens-toi que Jésus a dit à ses disciplines en Marc 9 29

Et il leur dit : « Cette sorte ne peut sortir en aucune façon, si ce n’est par la prière et par le jeûne. »

Si Jésus l’a signifié à ses disciples, c’est qu’il attache une importance particulière à la vie de prière et de jeûne. Il sait ce qui découle lorsque nous nous donnons à la discipline de la prière et du jeûne.

Pourquoi devrais-tu alors te gêner, il s’agit ici de ton enfant ! 

Si et seulement si, tu pouvais commencer à appliquer ce que le Seigneur Jésus nous recommande ici c’est à dire prier et jeûner. 

Il dit : « Cette sorte de colère, de comportement, de caractère, ne peut s’arrêter que si tu pries et jeûne. »

Oh oui, mon amie, c’est de cela qu’il s’agit !

Enseigne alors à ton enfant, les bonnes lignes directrices que Dieu nous a apprises à travers sa parole.

Et donne-toi du temps pour ton enfant, exprime-lui le réel amour, n’affiche pas ses défauts. 

Soit plutôt patiente avec lui, et surtout ne désespère pas.

Dieu tient à ses promesses pour les accomplir ! 

Si vous souhaitez la prière, mon équipe et moi, serons tellement honorés de prier avec vous et d’un commun accord nous nous tiendrons dans la foi, car nous voyons la main de Dieu guérir, restaurer encore.

 

Avec Amour

Rebecca Map